
Madame, Monsieur le Député, les sangliers en surnombre dans notre département causent plusieurs centaines de milliers d’euros de dégâts aux cultures chaque année. La loi prévoit que certains de ces dégâts peuvent être, pour partie, indemnisés par la fédération départementale des chasseurs. En contrepartie de cet engagement financier des chasseurs, la loi retire aux agriculteurs le droit de se défendre du sanglier (article L427-9 du code de l’environnement). La réglementation leur interdit par ailleurs d’utiliser le piégeage contre le sanglier classé nuisible (article 18 de l’arrêté ministériel NOR-DEVN0700128A).
Toutefois, certains dégâts qui affectent directement le fonctionnement des exploitations et qui peuvent avoir des conséquences financières très lourdes ne sont pas pris en charge par le système d’indemnisation : systèmes d’irrigation, paillages, murs et chemins, récoltes stockées,…



