Mise à disposition des surfaces, Facturation électronique et Dérèglement climatique : La Confédération paysanne fait voter 3 motions pour les paysan-nes ardéchois !

La Confédération paysanne de l’Ardèche a profité de la session de la Chambre d’agriculture de ce jeudi 1er Octobre 2026 pour faire voter 3 motions et donc faire remonter au Ministère des sujets importants qui touchent les paysannes et les paysans ardéchois au plus près de leur quotidien.

Tout d’abord, après plusieurs actions et courriers à l’administration, nous avons fait voter une motion afin de demander l’arrêt immédiat des contrôles PAC de « mise à disposition des surfaces agricoles ». Ces contrôles ont pour conséquence cette année le retrait de plusieurs surfaces à l’activité agricole ; les élevages pastoraux sont les premiers touchés et durement impactés. Alors que 2026 a vu l’urgence de se protéger des incendies et méga-feux, toutes les mesures qui vont dans le sens du retrait de l’activité agricole et donc de l’enfrichement devient criminel. Il y a urgence à protéger l’activité agricole partout sur TOUTES les terres agricoles disponibles au lieu de prendre des mesures qui la font reculer !

Nous avons également fait voter une 2eme motion demandant un moratoire sur l’obligation de la facturation électronique dans les fermes. Nous dénonçons une mesure qui va faire beaucoup de mal dans le monde agricole et nous dénonçons encore plus fort l’impréparation de sa mise en oeuvre : nous demandons qu’une plateforme publique ET gratuite soit installée avant toute obligation, ainsi que la mise en place de de ressources de proximité pour aider les publics en situation de fracture électronique. Dans l’état actuel, cette obligation est très mal vécue et occasionne de fortes angoisses. En votant contre cette motion, les élu-es de la FDSEA montrent leur soutien à cette mesure, ce que les paysan-nes apprécieront !

Enfin, nous sommes de nouveau revenus sur la crise climatique qui a touché l’agriculture ardéchoise (comme partout ailleurs en France) cet été. Alors que le monde paysan est touché par des épisodes extrêmes de grêle, de canicule et de sécheresse, les politiques publiques sont totalement dépassées :

  • nous dénonçons des aides d’urgence qui ne bénéficieront pas forcément aux paysan-nes (exonération TFNB) ou qui seront de toute façon totalement insuffisantes et injustes (fond de réarmement). Nous réitérons notre demande d’une aide forfaitaire à l’actif importante pour les fermes les plus touchées ainsi que la prise en charge des cotisations sociales MSA afin de permettre à ces fermes de se relancer. Alors que le gouvernement prépare un plan social agricole de grande ampleur, nous ne nous résignons pas !
  • Nous dénonçons un système assurantiel co-porté par les gouvernements libéraux et la FNSEA qui l’ont privatisé pour un résultat que tout le monde dénonce maintenant ! Nous continuons de notre côté à porter l’ambition d’un fond professionnel mutuel et solidaire dans lequel, toute la filière abondera afin de ne pas laisser les paysan-nes seuls en première ligne des conséquence dévastatrices
  • Enfin, nous dénonçons une politique globale de gestion climatique sans aucune autre ambition d’essayer d’adapter l’agriculture à un dérèglement climatique qui va trop vite ! Aucune production animale ou végétale ne sera plus possible passée une certaine augmentation des températures. Nous revendiquons une réelle politique agricole qui, bien évidemment tente d’adapter les pratiques agricoles à l’évolution climatique, mais surtout à une politique agricole qui à l’ambition d’agir sur l’atténuation de ce dérèglement. Cette politique est la seule a chercher à apporter un avenir à l’agriculture. Elle doit permettre aux paysan-nes de modifier les systèmes de production tout en les accompagnant économiquement pour que la nécessaire transition puisse se faire.

Alors que nous portons les vrais sujets de fond dans l’intérêt des paysan-nes, les querelles sur le budget permettent surtout de mettre en évidence le désengagement insupportable du Département de l’Ardèche, l’année même où ils osent placer l’agriculture comme grande cause départementale ! Les débats budgétaires démontrent a contrario la grande sobriété de fonctionnement de cette Chambre d’agriculture qui n’est plus le portefeuille d’un syndicat !

Nous assurons l’équipe d’élu-es de la Chambre d’agriculture, dont la présence sur le terrain et auprès des paysan-nes est une grande force, de notre soutien et de notre engagement pour continuer à travailler et à proposer des solutions aux paysannes et aux paysans ardéchois

« Fond de réarmement » : La Confédération paysanne de l’Ardèche ne participera pas au plan social de la Ministre !

Une délégation de la Confédération paysanne de l’Ardèche a été reçue ce mardi 15 Septembre par les représentantes de la DDT 07 afin d’échanger sur la redistribution du « Fonds de réarmement » à la main des préfets, annoncé par la Ministre de l’agriculture vendredi 04 septembre.

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CAGNOTTE SOLIDAIRE ET COLLECTIVE POUR LES FERMES IMPACTÉES EN ARDÈCHE par les aléas climatiques lors de l’été 2026

FACE A L’ABANDON TOTAL DES PAYSANNES ET DES PAYSANS malgré des annonces qui ne sont malheureusement que du « marketing politique » et parce que nous ne voulons pas nous résigner à voir des fermes disparaître, la Confédération paysanne de l’Ardèche se mobilise pour lancer une CAGNOTTE COLLECTIVE DE SOUTIEN aux paysan-nes les plus impactés afin que, grâce au soutien des consommateurs et consommatrices, un peu de trésorerie soit distribuée au plus vite dans les fermes en difficulté.

LIEN : https://www.helloasso.com/associations/confederation-paysanne-de-l-ardeche/collectes/cagnotte-solidaire-pour-les-paysan-nes-d-ardeche-victimes-d-aleas-climatiques

Cette solidarité collective sera, bien entendu, ouverte à toutes les fermes impactées qui en feront la demande, sans critère d’appartenance syndicale, et sera notre part de l’effort collectif.

LE PRINCIPE: à chaque palier de 5000€ récoltés, entre 5 et 10 fermes ardéchoises dont les productions ont été fortement impactées cet été par la grêle ou la canicule-sécheresse recevront des versements de trésorerie directs, sans contre-partie.

APPEL AUX FERMES AYANT SUBI DE GROSSES PERTES EN ARDÈCHE : faites vous connaitre auprès de la Confédération paysanne de l’Ardèche afin de pouvoir prétendre à ces aides de trésorerie qui seront distribuées en fonction des dons reçus : 04 75 64 49 93 / confpays07@wanadoo.fr

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Un plan scandaleux face à une crise historique : 4 fermes sur 5 laissées sur le carreau !

La Ministre de l’agriculture a dévoilé ce matin son plan CASI (Climat, adaptation, sécheresse, incendies) pour « soutenir » l’agriculture et redémarrer la production. Le montant global d’1,2 milliard d’euros peut paraitre élevé : il est en réalité très faible face à l’ampleur exceptionnelle de la crise.

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Visite Canicule-Sécheresse: la Confédération paysanne de l’Ardèche exige des mesures fortes et urgentes pour les paysannes et les paysans

La Confédération paysanne de l’Ardèche présente lors de la visite de terrain « Canicule-Secheresse » jeudi 20 Août à St Lager Bressac et St Symphorien sous Chomérac a fait part de ses revendications à Mme Amelle Ghayou, Secrétaire générale de l’Ardèche, en présence d’Aurelien Mourier, président de la Chambre d’agriculture de l’Ardèche

L’agriculture ardéchoise est fortement touchée, comme partout en France, par des aléas climatiques qui impactent durement les productions, les paysan-nes et les animaux. Les conséquences du dérèglement climatique frappent de plein fouet les fermes et celles et ceux qui les font vivre. Elles ont des répercussions économiques, physiques et morales considérables. En Ardèche, les canicules, la sécheresse et les violents épisodes de grêle ont durement touché les productions végétales de différents territoires depuis le mois de mai.

Les productions végétales dans leur ensemble ont beaucoup souffert cette année avec des pertes de récoltes et de fonds, des dégâts sur le matériel végétal avec des conséquences sur plusieurs années, des tensions sur accès à l’eau et un système assurantiel privé souvent inaccessible.

Nous alertons également sur la situation des élevages qui sont déjà en train d’utiliser les stocks de fourrages prévus pour cet hiver et qui risquent de se retrouver en grande difficulté dans quelques mois, d’autant que la situation fourragère est tendue partout sur le territoire. Sans compter les pertes de production laitière due à la chaleur !

Nous faisons des demandes concrètes, légitimes et urgentes :

  • Des mesures économiques d’urgence : le déblocage immédiat d’une aide forfaitaire et à l’actif versée le plus rapidement possibles aux fermes ayant subi au moins 30 % de pertes de récolte ou de chiffre d’affaires ainsi qu’une aide à l’achat de fourrage pour les élevages les plus impactés. Nous demandons également une réactivité totale de l’État mais aussi du département de l’Ardèche et de la Région AURA afin qu’une aide directe de ces collectivités complètent les dispositifs et puissent aller directement dans les fermes qui en ont le plus besoin
  • Une prise en charge totale des cotisations MSA de l’année 2026 pour les fermes les plus en difficultés, notamment les fermes en productions végétales ayant subi les effets de la canicule , de la sécheresse et des épisodes de grêles
  • Un moratoire sur les contrôles de la PAC, et notamment les contrôles satellitaires en maraîchage et les contrôles « mise à disposition » en élevage dans une année où toutes les ressources, notamment pastorales, doivent être mises à disposition pour les troupeaux !
  • L’annulation de l’arrêté national augmentant l’indice des fermages de 3,43 % en cette année lors de laquelle les charges structurelles flambent déjà
  • Le report immédiat de la mise en place de la facturation électronique pour les paysannes et les paysans, nouvelle réglementation imposant des charges et du temps de travail supplémentaires

Nous revendiquons aussi des décisions à plus long terme

  • La réforme en urgence du système assurantiel privé en agriculture et son remplacement par la mise en place d’un fond professionnel mutualisé et solidaire, accessible à toutes les fermes. Les paysan-nes ne doivent pas être les seul-es à supporter les risques qui pèsent sur leur production : la grande distribution, la transformation et l’état doivent contribuer financièrement à un dispositif de mutualisation du risque de grande ampleur.
  • La mise en place d’un plan d’ampleur face au dérèglement climatique pour l’avenir de l’agriculture qui permette de produire une alimentation relocalisée, de qualité, accessible à tou-tes sur des fermes rémunératrices et résilientes qui préservent les ressources et font vivre nos territoires : partage et préservation de la ressource en eau, équipement des fermes, financement de groupes techniques permettant de faire évoluer ou de diversifier les systèmes de production, …

L’évolution proposé par ce gouvernement au travers de la loi d’urgence agricole est inacceptable. Elle ne répond pas du enjeux face auxquels nous sommes confrontés.

Aucun responsable politique ne peut plus nier les réalités mises en évidence par le dérèglement climatique, il y a urgence à prendre des décisions pour l’avenir afin d’accompagner l’indispensable bifurcation agroécologique !

La Confédération paysanne de l’Ardèche est mobilisée plus que jamais et nous sommes présents sans relâche aux côtés des paysannes et des paysans ardéchois afin qu’aucune ferme ne disparaisse.

Notre détermination demeure intacte et indéfectible afin qu’un avenir soit possible pour l’agriculture ardéchoise !

Le pastoralisme, un enjeu essentiel face aux incendies !

Crédit photo: Felipe Chirinos

Nous sommes confrontés encore une fois cet été à de nombreux incendies dont l’ampleur est historique. Plus de cent mille hectares sont partis en fumée dans la Drôme, l’Aude, la Seine-et-Marne, la Gironde ou le Var… et en Ardèche, même si nous avons été un peu moins touchés pour l’instant. Désormais, aucun massif n’est épargné, même dans le nord de la France.

Nous sommes forcés de constater les effets bien réels du dérèglement climatique qui amplifie les épisodes caniculaires : plus longs, plus chauds, plus précoces. Les incendies sont non seulement plus nombreux mais aussi plus importants car nos paysages et nos territoires ruraux ne cessent de se refermer et de s’embroussailler suite à la disparition d’un nombre croissant de paysans et surtout d’éleveurs ! Le feu trouve donc sans peine de plus en plus de combustible à « consumer » lorsqu’il a démarré !

En France, depuis 1945, tous les 7 ans, c’est l’équivalent de la superficie d’un département qui se boise. En Ardèche, nous sommes passé en 150 ans de 8 % à 55 % de couvert boisé qui remplace en grande partie des parcelles agricoles abandonnées, conséquence d’une déprise agricole généralisée et touchant notamment l’élevage pastoral Cette évolution, encouragée par les politiques publiques d’après-guerre, a permis de faire de la forêt une caisse d’épargne, aujourd’hui elle devient une bombe à retardement.

Les choix de plantations de monoculture de résineux (pins et douglas) et l’augmentation des zones de déprises agricoles non pâturées ne font qu’aggraver ce potentiel brasier. La question brûlante du moment n’est donc pas de savoir si des incendies vont se déclencher mais plutôt où, quand et comment !

La chute drastique du nombre de fermes n’est pas sans conséquence sur le milieu. Sous les arbres, c’est la végétation herbacée qui brûle et véhicule les flammes. La solution pour lutter contre les incendies ne peut donc se résumer à l’intervention des pompiers de plus en plus difficile dans nos milieux escarpés et au nombre de canadairs largement insuffisants.

Une solution simple est devant nous : nous avons besoin de troupeaux pastoraux plus nombreux qui parcourent nos espaces ruraux pour réduire la masse de combustible et maintenir les milieux ouverts ! Le pastoralisme est un véritable levier pour lutter contre les incendies, puisque les animaux valorisent la ressource en herbe, ligneux et broussailles localement, de manière extensive et en plein air.

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Aléas climatiques: La Confédération paysanne exige des mesures fortes et urgentes face à l’abandon des paysannes et des paysans ardéchois

L’agriculture ardéchoise est fortement touchée, comme partout en France, par des aléas climatiques qui impactent durement les productions, les paysan-nes et les animaux. Les conséquences du dérèglement climatique frappent de plein fouet les fermes et celles et ceux qui les font vivre. Elles ont des répercussions économiques, physiques et morales considérables.

La complexité à faire face à la sécheresse, aux canicules, aux épisodes de grêle, les difficultés à supporter les dégâts causés à nos cultures, à nos outils de production, ainsi que les impacts sur nos troupeaux, sont d’autant plus grandes qu’elles s’ajoutent à une situation économique déjà extrêmement tendue pour de nombreuses fermes et filières.

En Ardèche, en plus de la double situation de sécheresse et canicule persistante, de violents épisodes de grêle ont durement touché les productions végétales de différents territoires depuis le mois de mai.

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Loi d’urgence agricole : Victoire des lobbies au détriment de la santé, de l’environnement et du revenu des paysan∙nes

L’Assemblée nationale réunie le 20 juillet 2026 a finalement voté le projet de loi d’urgence avec 296 voix pour et 224 contre ainsi que le Sénat le lendemain.

En Ardèche, seul Hervé Saulignac s’est opposé à ce texte tandis que les 2 autres députés ardéchois de droite (Fabrice Brun) et d’extrême droite (Vincent Trébuchet) ainsi que les 2 Sénateurs LR Mathieu Darnaud et Anne Ventalon ont voté main dans la main POUR cette loi destructrice.

La Confédération paysanne condamne fermement l’inconséquence des député·es et leur méconnaissance des enjeux agricoles. Cette loi ne résoudra en rien les problèmes des agriculteur·ices, et pire, elle contribuera à aggraver des situations déjà extrêmes dans les fermes et pour l’ensemble des citoyen·nes.

Cette loi ne répond à aucun des défis majeurs auxquels est confrontée l’agriculture. Les véritables priorités sont pourtant criantes : garantir un revenu digne aux paysan·nes, assurer le renouvellement des générations et adapter notre agriculture au changement climatique.

Ce texte risque même d’accélérer la disparition des paysan·nes ardéchois en renforçant un modèle productiviste à bout de souffle, qui ne sert que les intérêts d’une minorité d’oligarques de l’agriculture. C’est pour cette oligarchie, représentée par la FNSEA, que ce projet de loi a été pensé et porté par le gouvernement.

Les parlementaires qui ont soutenu ce texte, en choisissant l’allégeance aux lobbies plutôt que l’intérêt général, seront comptables d’être à contre-courant de l’histoire, et des attentes sociétales. Ils seront également comptables d’organiser une guerre de l’eau et d’affaiblir une gestion démocratique de ce bien commun.

Nous dénonçons avec force cette imposture criminelle pour l’avenir de notre agriculture, de notre alimentation, de notre environnement et de nos territoires.

Il y a urgence, pour les paysan∙nes comme pour les citoyen·nes, de reprendre la main sur notre agriculture et notre souveraineté alimentaire.

Nous appelons donc à une convergence avec ceux et celles dont la santé est menacée, qui souffrent de précarité, d’insécurité alimentaire, qui subissent ou vont subir les conséquences du dérèglement climatique.

Nous appelons à une convergence avec ceux et celles qui ont conscience que nos destins sont liés par les enjeux alimentaires, économiques, sociaux et écologiques.

Face aux aléas climatiques : changeons de modèle !

Mercredi 15 juillet après une période de fortes chaleurs très éprouvante de nombreux orages de grêle avec des vents violents se sont abattus sur le sud de notre département. Les dégâts sont énormes sur les cultures mais aussi sur les bâtiments agricoles, les tunnels et les serres.
Pour une grande partie des fermes touchées, ce nouvel épisode va avoir des conséquences économiques sur l’année en cours et sur les années à venir.

Face à la répétition des événements climatiques que ce soit canicule, sécheresse ou orages de grêle beaucoup d’entre nous s’interrogent sur l’avenir de notre métier : comment transmettre et installer dans des conditions de travail qui deviennent intenables ? Et surtout comment allons nous pouvoir continuer à nourrir ?

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