Des OGM cachés dans les champs de colza en Bourgogne. Fauchage de deux plate-formes d’essai

Veuillez trouver  le communiqué de presse relatif à la neutralisation par les Faucheurs volontaires de deux plate-formes d’essai de colza contenant des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VrTH) issues de mutagénèse, une technique définie comme OGM par la directive européenne 2001-18, mais exclue de son champ d’application, ce qui exempte ces variétés de toute évaluation, traçabilité et étiquetage. La Confédération paysanne apporte son soutien à cette action.

Lundi 28 Novembre,  près  de  Dijon,  soixante-dix Faucheuses  et   Faucheurs  Volontaires  ont neutralisé deux plate-formes d’essai de colza contenant des variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) issues de mutagénèse, une technique définie comme OGM par la directive européenne 2001-18, mais exclue de son champ d’application, ce qui exempte ces variétés de toute évaluation, traçabilité et étiquetage. Ces OGM se retrouvent donc  cachés dans nos champs et nos assiettes.

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Grippe aviaire : Fausses informations pour l’élevage fermier

Des mesures de biosécurité ont été mises en place par les services du ministère suite à l’épisode de grippe aviaire. La Confédération paysanne s’est fortement mobilisée pour empêcher que la lutte contre l’influenza aviaire ne devienne un prétexte à l’industrialisation des élevages de volaille. Si nous sommes parvenus à infléchir les mesures préconisées, cela reste insuffisant. De plus, sur le terrain, des informations trop souvent incomplètes, voire fausses, sont transmises par les services de l’État, les chambres et les OP, laissant croire aux éleveurs qu’ils doivent abandonner l’élevage fermier.

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ALERTE – VOTE CETA au parlement Européen – Interpellez vos députes européens!!!

Le parlement européen fait tout pour accélérer la signature du CETA et empêcher tout débat démocratique:

  • Le 17/11: la Conférence des présidents du Parlement européen a décidé de refuser que le CETA soit discuté en commission Emploi et en commission Environnement. Seule la commission Commerce international (INTA) en discutera avant le vote, quand bien même les implications du traité concerneront notamment la santé publique, l’environnement et le climat, l’emploi, les services publics!
  • Refus de mettre au débat une motion portée par 89 eurodéputés de toutes couleurs politiques, qui appelle le Parlement européen à demander l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) sur la légalité du mécanisme de protection des investissements (l’ICS) au regard des traités. Il y aura vote de cette motion le 23/11 sans débat…

Tout cela montre bien que tout est fait pour que le CETA soit signé le plus rapidement possible sans débat! De plus, les articles de la presse agricole vantent les mérites du CETA.
La majorité des députés européens sont favorables au CETA. Nous devons tout faire pour qu’il ne le signe pas. Certains peuvent toutefois encore changer d’avis si nous leur mettons la pression.

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Arrêté phytos : Un coup pour rien

Malgré l’accumulation de données scientifiques attestant de la catastrophe en cours, malgré le rejet grandissant des pesticides dans le débat public, l’arrêté de 2006 relatif à leur usage devrait être, à peu de choses près, reconduit. Le souci de limiter les conséquences règlementaires de l’usage des pesticides l’a donc emporté sur la défense de la santé et de l’autonomie des paysans.

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Plan d’urgence : Financer un état de crise permanent

Stéphane Le Foll a présenté vendredi 18 novembre de nouveaux dispositifs pour faire face à la crise agricole. Alors que les premières annonces pouvaient laisser supposer une prise de conscience de la réalité des paysannes et paysans, celles-ci reviennent aux vielles méthodes qui ont prouvé leur inefficacité : financer un modèle exportateur et industrialisé qui fera perdurer la crise.

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Installation : Sacrifice d’une bonne politique

Le ministère de l’Agriculture, lors du CNIT du 17 novembre, a confirmé la mise en place d’une surprime à l’investissement sur la Dotation jeunes agriculteurs (DJA). Alors que, jusqu’à présent, les modulations soutenaient une agriculture créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement, cette décision donne un signal inacceptable pour la Confédération paysanne, à la fois en direction des nouveaux installés et des régions. Le ministère se décharge en effet sur elles pour choisir leur politique agricole : agroécologique et résiliente ou industrialisée et destructrice. On est bien loin d’une vision d’avenir pour l’agriculture…

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Délibérer pour une PAC au service des paysans

Mardi 15 Novembre, s’est tenu à Foix le procès de la Politique agricole commune (PAC), à l’occasion d’un procès en diffamation intenté par le président de la Chambre d’agriculture aux deux porte-parole de la Conf’ Ariège (voir communiqué joint ci-dessous). Ces deux audiences en miroir ont permis de démontrer, une nouvelle fois, que la PAC actuelle n’est pas au service des paysans, qu’elle est à l’origine de dérives qui ne font qu’accentuer l’industrialisation de l’agriculture et sa concentration, au détriment d’une production relocalisée et de l’emploi paysan. La PAC est en cause dans la crise généralisée que vit l’agriculture. L’élevage est mis en danger et risque de l’être davantage avec la révision du zonage de l’ICHN dans les zones défavorisées simples.

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COP 22 : Nos terres valent plus que leur carbone

Presque un an après le grand raout de la COP21, c’est bien plus discrètement que les représentants de 196 États sont réunis au Maroc pour la COP22, aussi appelée parfois «COP de l’agriculture». Le risque est grand pour les paysannes et paysans du monde de voir leurs terres confisquées sous prétexte de lutte contre les dérèglements climatiques.

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Notre Dame des Landes: Encore et toujours déterminés

Le tribunal administratif de Nantes a décidé hier de ne pas suivre l’avis du rapporteur public et de valider les arrêtés relatifs à la loi sur l’eau et aux espèces protégées. Quand le monde entier s’inquiète du possible non-respect par Donald Trump de l’Accord de Paris, la France voudrait impunément détruire des centaines d’hectares de terres agricoles et de zones humides précieuses pour un projet inutile puisqu’il est établi que l’aménagement de Nantes-Atlantique est réalisable.

Ce sont les paysannes et paysans qui font vivre durablement les territoires, ils ne sont pas délocalisables. « L’intérêt public majeur » auquel les juges font référence est dans la sauvegarde de nos terres, dans la création d’emploi paysan, dans la garantie d’une alimentation relocalisée de qualité pour tous. Le gouvernement doit cesser de ne considérer le territoire que comme le terrain de jeu de quelques entreprises et d’hommes politiques avides de faire la démonstration de leur pouvoir en laissant de côté l’intérêt public. La Confédération paysanne reste plus que jamais déterminée à stopper ce projet destructeur pour que la vie demeure à Notre-Dame-des-Landes !