Loi d’urgence agricole : Victoire des lobbies au détriment de la santé, de l’environnement et du revenu des paysan∙nes

L’Assemblée nationale réunie le 20 juillet 2026 a finalement voté le projet de loi d’urgence avec 296 voix pour et 224 contre.

La Confédération paysanne condamne fermement l’inconséquence des député·es et leur méconnaissance des enjeux agricoles. Cette loi ne résoudra en rien les problèmes des agriculteur·ices, et pire, elle contribuera à aggraver des situations déjà extrêmes dans les fermes et pour l’ensemble des citoyen·nes.

Cette loi ne répond à aucun des défis majeurs auxquels est confrontée l’agriculture. Les véritables priorités sont pourtant criantes : garantir un revenu digne aux paysan·nes, assurer le renouvellement des générations et adapter notre agriculture au changement climatique.

Ce texte accélère la disparition des paysan·nes en renforçant un modèle productiviste à bout de souffle, qui ne sert que les intérêts d’une minorité d’oligarques de l’agriculture. C’est pour cette oligarchie, représentée par la FNSEA, que ce projet de loi a été pensé et porté par le gouvernement.

Les député·es qui ont soutenu ce texte, en choisissant l’allégeance aux lobbies plutôt que l’intérêt général, seront comptables d’être à contre-courant de l’histoire, et des attentes sociétales. Ils seront également comptables d’organiser une guerre de l’eau et d’affaiblir une gestion démocratique de ce bien commun.

Nous dénonçons avec force cette imposture criminelle pour l’avenir de notre agriculture, de notre alimentation, de notre environnement et de nos territoires.

Il y a urgence, pour les paysan∙nes comme pour les citoyen·nes, de reprendre la main sur notre agriculture et notre souveraineté alimentaire.

Nous appelons donc à une convergence avec ceux et celles dont la santé est menacée, qui souffrent de précarité, d’insécurité alimentaire, qui subissent ou vont subir les conséquences du dérèglement climatique.

Nous appelons à une convergence avec ceux et celles qui ont conscience que nos destins sont liés par les enjeux alimentaires, économiques, sociaux et écologiques.

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