Mercredi 15 juillet après une période de fortes chaleurs très éprouvante de nombreux orages de grêle avec des vents violents se sont abattus sur le sud de notre département. Les dégâts sont énormes sur les cultures mais aussi sur les bâtiments agricoles, les tunnels et les serres.
Pour une grande partie des fermes touchées, ce nouvel épisode va avoir des conséquences économiques sur l’année en cours et sur les années à venir.
Face à la répétition des événements climatiques que ce soit canicule, sécheresse ou orages de grêle beaucoup d’entre nous s’interrogent sur l’avenir de notre métier : comment transmettre et installer dans des conditions de travail qui deviennent intenables ? Et surtout comment allons nous pouvoir continuer à nourrir ?
Dans l’urgence nous demandons :
- la mise en place de mesures d’urgences économiques et sociales pour les exploitations touchées.
- un arrêté préfectoral d’achat de vendanges pour les vigneron-nes touché-es lors des différents épisodes de grêles de cette année.
Pour sécuriser le revenu des agriculteurs et des agricultrices : nous demandons la mise en place d’un fond mutuel et solidaire dans le cadre des aléas climatiques auquel cotiseraient tous les pans de la filière en amont et en aval comme l’interprofession, la distribution, les coopératives, et l’état…. L’assurance privée en place aujourd’hui n’est pas tenable face aux dégâts répétés, nous l’avions dit et redit dès de sa mise en place.
Nous devons engager une transition du modèle économique alimentaire qui permettent à chacun et chacune d’entre nous d’avoir accès à une nourriture de qualité en garantissant un revenu digne aux paysan-nes. Cet objectif garanti, l’agriculture pourra alors entamer une réelle transition qui réponde aux enjeux actuels : réduire au maximum notre dépendance aux énergies fossiles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et rendre les fermes les plus autonomes et robustes possibles pour garantir notre souveraineté alimentaire.
Il y a urgence à réagir et vite. Nous invitons les pouvoirs publics à prendre des décisions rapides et concertées. Une réforme profonde est nécessaire et des solutions existent.
La Confédération Paysanne continuera à défendre une agriculture vivante, riche en diversité qui produit, emploie et préserve.

