La Confédération paysanne de l’Ardèche prend acte de la gravité de la situation actuelle et apporte son soutien au programme du Nouveau Front Populaire dans le cadre des élections législatives des 30 Juin et 07 Juillet, seul programme à être en capacité de porter des mesures économiques, sociales et environnementales primordiales pour les paysannes et les paysans
La Confédération Paysanne est un syndicat internationaliste et de convergences. Nous défendons les droits des paysannes et des paysans mais aussi un changement profond de la société et des rapports aux autres et au monde.
Nous appelons donc à une rupture avec ce modèle ultra-libéral qui préserve les plus riches et broie les plus démunis.
Nous sommes donc présent lors des mobilisations avant cette nouvelle élection législative, tout comme nous l’étions lors de la réforme des retraites, avec les collègues de l’intersyndicale pour en appeler à un sursaut démocratique, social et écologique.
EN TANT QUE SYNDICAT, nous sommes fondamentalement humanistes, anti racistes, pour un partage des ressources, pour des campagnes vivantes et diversifiées, avec des humains de toutes origines nationales, sociales, culturelles et de toutes confessions.
JAMAIS NOUS N’ACCEPTERONS LES IDEES HAINEUSES ET DANGEREUSES DE L’EXTRÊME DROITE, et que celle ci progresse en mentant à notre monde rural nous révolte.
Le temps d’échanges avec les organisations agricoles convoqué par le Président de la République s’inscrit dans la continuité des réponses gouvernementales aux manifestations paysannes : ne sont concernés ni les fermes qui continuent à disparaître suite à des difficultés économiques, ni les oublié.es de la PAC, ni les maraicher.es sans accès à l’eau, ni les paysan.nes des DROM, ni les nombreux.euses perdant.es de la réforme des retraites agricoles dite des « 25 meilleures années », ni même les jeunes en manque de foncier pour s’installer.
Le Président de la République a conditionné la tenue d’un grand discours de perspectives pour l’agriculture cet automne à la fin des mobilisations de terrain. Sans quoi, il ne prononcerait ce discours qu’après les élections professionnelles. Mais nous n’avons pas besoin de grands discours : nous avons besoin d’actes concrets pour structurer un avenir pour l’agriculture et les paysan.nes.
La Confédération paysanne a donc rappelé la triple urgence vécue par le monde agricole et ses propositions pour y faire face :
Des revenus protégés par la rupture avec les accords de libre-échange qui mettent en concurrence les paysannes et paysans, mais surtout par une nouvelle loi imposant des prix planchers dans toutes les filières avant la fin de l’année ;
Un véritable accompagnement à la transition agroécologique actuelle et future des fermes face aux défis climatiques et environnementaux : réorientation et meilleure répartition de la PAC, partage de l’accès à l’eau, pesticides…
Une vraie politique pour le renouvellement des générations en agriculture, grâce à une loi d’orientation agricole ambitieuse pour l’accès au foncier et l’installation.
Nous ressortons donc de ce rendez-vous inquiets pour toutes celles et tous ceux qui restent exclus de la réponse du gouvernement aux difficultés structurelles de l’agriculture. Pour la Confédération paysanne, la négociation n’est donc pas terminée. Nous resterons mobilisés, tant qu’aucune garantie sur la protection du revenu, l’accompagnement à la transition écologique et le renouvellement des générations n’aura été apporté.
Les élus de la Confédération paysanne sont sortis avant la fin de la session à la Chambre d’agriculture ce vendredi 15 Mars et dénoncent un déni de démocratie !
Alors que les textes de 6 motions proposées au débat et au vote ont été communiqués aux élu.es seulement 36h avant la session, nous en avons règlementairement demandé le report puisque le reglement intérieur stipule l’obligation d’envoi des documents au moins 8 jours avant.
Le bureau de la Chambre d’agriculture a décidé de passer outre au pretexte de la situation actuelle avec la bienveillance des services de l’État, ce que nous dénonçons fortement.
La Confédération paysanne de l’Ardèche a organisé son Assemblée Générale ce Mardi 12 Mars 2024 à Veyras pour faire le bilan d’une année 2023 très dense et pour construire collectivement les orientations pour 2024 dans un contexte de mobilisation paysanne exprimant une forte colère et souvent beaucoup de détresse.
La question fondamentale du revenu n’étant toujours pas prise à bras le corps par le gouvernement, la Confédération paysanne appelle à poursuivre la mobilisation.
Rien de concret sur le revenu, c’est bien le drame de ces annonces face à une telle mobilisation. Annoncer le « renforcement de la loi Egalim » est une vaste fumisterie. Six ans que cette loi a été votée et le problème serait le manque de contrôle ! Ce qu’il faut c’est l’interdiction d’achat en-dessous du prix de revient de nos produits agricoles. Ce que ne permet pas la loi Egalim.
Ce mardi 30 Janvier 2024 marque une étape importante dans la mobilisation des agricultrices et agriculteurs. Malgré les annonces gouvernementales de vendredi dernier qui ne nous satisfont pas, la Confédération paysanne de l’Ardèche est mobilisée :
sur le blocage régional de la Confédération paysanne AURA à St Quentin Fallavier en Isère afin de bloquer le péage de la plus grande zone logistique régionale et les centres d’approvisionnements qui y sont installés
à la Préfecture de l’Ardèche pour porter un nouvelle fois auprès de Mme la Préfete les revendications pour le revenu des paysannes et des paysans que nous portons inlassablement et avec régularité et cohérence depuis si longtemps
La préoccupation première et majoritaire des agriculteurs et agricultrices sur le terrain est bien de vivre dignement de leur métier. Les politiques orientées vers le produire plus ne correspondent pas aux enjeux actuels. Nous avons ainsi réitéré nos propositions pour de réelles décisions politiques qui permettentde garantir un revenu aux paysannes et aux paysans
Alors que la grogne agricole s’étend et que le Ministère de l’intérieur à ordonné aux Préfecture de rencontrer les représentant.es agricoles, la Confédération paysanne de l’Ardèche a été invitée ce mardi 23 janvier à rencontrer Mme Isabelle Arringhi, secrétaire générale de la Prefecture de l’Ardèche
Nous avons ainsi pu exprimer notre analyse de la situation et nos revendications pour un changement de modèle agricole qui ne se fasse pas au détriment des paysannes et des paysans mais au contraire qui leur permette de retrouver du sens et surtout, un revenu digne pour leur travail !
Solidaires, nous partageons le désarroi des agriculteurs qui souffrent de ce modèle agricolequi ne permet pas de vivre, pour beaucoup, décemment de leur travail.